Normalement je n'aurais pas eu grand-chose à faire des mésaventures de france.fr qui s'est lamentablement cassé la binette, et en fanfare, le 14 juillet dernier, si ce dernier n'avait pas tourné sous Drupal. Et même sachant ça, cela n'aurait pas été un sujet non plus si depuis le crash, je n'avais pas entendu mille fois la tirade du "Normal, c'est du Drupal, donc ça broute", déclinée dans tous les styles (spipien, wordpression, j'en passe, et des moins mûres).
Je ne vais pas revenir sur mon amour immodéré pour views, ce n'est plus trop la peine. Views est ce qu'il est et il arrive parfois que le choix de l'utiliser ne se pose pas, il est là, enraciné dans un projet, indéboulonnable sous peine d'exploser les charges. Et à chaque modification un peu conséquente c'est la même histoire, un temps de dingue à trifouiller en tout sens cette interface maudite pour obtenir à grand coup de prévisualisation une requête que j'ai en tête depuis le début. Passé un moment, on se lasse d'une telle gymnastique et je me suis donc mis à chercher, sans grande conviction, un moyen d'injecter mes propres requêtes dans Views. Et la bonne nouvelle est que oui, c'est faisable !
La semaine dernière un de mes clients m'a commandé une modification sur son site sous Drupal pour lequel il avait avec un "très léger" souci de maintenance... Ce site étant réalisé par une vraie société maîtrisant les "best-practice Drupal" (Views et tout le tremblement), j'ai pensé m'en sortir vitesse grand V... Et pourtant, six heures plus tard j'y suis encore. Tellement abasourdi que j'ai besoin de l'écrire.
drush_shell
Drush shell est un projet tout simple dont le but est de fournir à drush une infrastructure d'auto-complètement utilisable notamment avec le shell bash.
Pathauto est un module bien pratique permettant de créer automatiquement des alias lisibles par un humain sur les URL internes de Drupal. En terme simples, http://mon_site/node/1234 deviendra par exemple accessible par http://mon_site/le_titre_de_mon_article. Je ne vais pas m'étendre plus avant sur pathauto, le principe de base étant posé et le sujet n'étant clairement pas là.
Le problème de cette automatisation des alias, est que si je change le titre de mon article, l'URL de l'article va elle aussi changer, logique en soit. Logique mais peu pratique car si l'on a distribué cette URL, par exemple via RSS, tous nos visiteurs auront droit à une jolie 404...
Depuis mes débuts sous Drupal (ça commence à dater un peu ;-), je cherche l'arme ultime pour éditer des contenus. Idéalement j'aurais préférer rédiger mes articles en directement HTML, mais faire cela dans un pauvre TextArea n'est pas une activité des plus joyeuses. Alors j'ai essayé les fameux éditeurs visuels (aka wysiwyg comme TinyMCE, FCKEditor, etc.) mais ces usines à gaz sont bien trop lourdes à mon goût et le code produit aussi vilain qu'ingérable. J'en ai eu tellement marre que j'en étais finalement rendu à utiliser ce bon vieux gedit, puis plus tard une combinaison entre gedit et WebDav (c'est d'ailleurs uniquement pour cela que j'avais bidouillé ce module). C'est la solution que j'ai utilisé pendant quelques années. Il y bien un bref épisode avec markitup mais rédiger des articles en HTML, sans colorisation revient peu ou prou à se passer d'éditeur.
Et puis ce matin, sans trop y croire, j'ai encore tenté une recherche chez l'ami googueule pour un html javascript editor highlighting, et cette fois, je suis tombé sur une "nouveauté", le projet codemirror...
Ceci étant dit, rien n'est encore fait, mais il semblerait que nous en prenions clairement le chemin.
Tout drupalien sait ce qu'est un "élément de menu" : un machin qui se colle dans un... menu, et qui apparaît quelque part sur l'interface graphique pour permettre l'affichage d'une page. Ces éléments de menu sont généralement crées à la mano en passant par le backoffice, via la section Construction du site puis Menus. Là on peut ajouter des associations entre un chemin valide et un titre de lien.
Ce "chemin valide" est systématiquement fournit par l'un des modules activé (ex. user/login issu modules/user). Mais alors comment créer ses propres chemins liés à ses propres pages ou actions, sans passer par d'inutile (pour cela) usines à gaz comme Panel ou Views ?
Le but de ce tutoriel est de démystifier ce passage obligé de la vie d'un module.
Il est un point sous Drupal qui se résume en la problématique de la poule et de l'oeuf : changer des intitulés de l'interface en langue anglaise. En effet, autant changer un terme qui ne convient pas (comme par exemple remplacer "taxonomie" par "étiquettes") est chose simple par l'interface de traduction, autant changer cela en anglais ("taxonomy" par "tags") est impossible car la langue native de Drupal est... l'anglais, et que son affichage ne passe pas par le moteur de traduction.
En réalité pas si impossible que cela avec une petite astuce côtée à 3 sous.
Comme certains le savent déjà, je viens de finir, pour les éditions Eyroles, un livre consacré à Drupal, ce qui fût une expérience assez rock'n'roll.